E.P.S. textes officiels

SOMMAIRE GENERAL

L'éducation physique et sportive au collège

1 - FINALITÉS DE L'ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE
2 - OBJECTIFS GÉNÉRAUX
3 - NATURE DES ACQUISITIONS
Programme de 6e

Programme du cycle central (5ème - 4ème)

Programme de 3e

 


L'éducation physique et sportive au collège

Dans la continuité de l'école primaire, l'éducation physique et sportive au collège met l'élève en contact avec un grand nombre d'activités physiques, sportives et artistiques qui constituent un domaine de la culture contemporaine. Selon leur nature, ces activités privilégient un mode particulier de relations et d'adaptations face à l'environnement physique et humain. Elles permettent à tous les élèves de s'éprouver physiquement et de mieux se connaître en vivant des expériences variées et originales, sources d'émotion et de plaisir.

1 - FINALITÉS DE L'ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE  (Sommaire)

L'EPS vise chez tous les élèves :

Ainsi, l'EPS contribue au développement de la personne.

Plus largement et par rapport aux autres disciplines, c'est la diversité des environnements, dans lesquels sont vécues les expériences individuelles et collectives, qui permet à l'EPS de participer de façon spécifique à l'éducation à la santé, à la sécurité, à la solidarité, à la responsabilité et à l'autonomie. En offrant des occasions concrètes d'accéder aux valeurs sociales et morales, notamment dans le rapport à la règle, l'EPS contribue à l'éducation à la citoyenneté.
L'association sportive de l'établissement constitue, à cet égard, un champ d'expériences d'une particulière richesse, dans le même temps où elle offre des possibilités d'approfondissement et de découvertes.

2 - OBJECTIFS GÉNÉRAUX (Sommaire)

Les activités proposées aux élèves sont très variées : ces derniers sont ainsi confrontés à de grandes catégories de situations éducatives, et découvrent les activités qu'ils pourront poursuivre au-delà de l'école.
Ces activités sont l'occasion pour l'élève de se mettre en relation avec le monde physique ou avec les autres, et de mieux se connaître.

Dans le cadre des relations que l'individu entretient avec le monde physique, deux objectifs sont privilégiés :

Dans le cadre des relations de coopération, de confrontation et de communication avec autrui, on privilégie les objectifs suivants : Dans le cadre du développement de la connaissance de soi, on veille à enrichir le rapport que l'élève entretient avec son corps et à favoriser l'élaboration d'une image de soi positive. À cette fin, on privilégie les objectifs suivants : Les différents objectifs présentés ci-dessus sont essentiels pour éduquer de façon équilibrée les élèves sur les plans physique et sportif et sur celui du comportement et de la maîtrise de soi ; les professeurs peuvent les compléter par d'autres pour tenir compte au mieux des besoins et des caractéristiques de leurs classes.

3 - NATURE DES ACQUISITIONS (Sommaire)

Les apprentissages mènent en EPS à l'acquisition de compétences :

Programme de 6e (Sommaire général) 
 
Aspects généraux

A - Compétences spécifiques
B - Compétences propres à différents groupes d'activités
C - Compétences et connaissances générales

1 - Activités athlétiques
2 - Activités aquatiques
3 - Activités gymniques
4 - Activités physiques artistiques
5 - Activités physiques de combat
6 - Activités d'opposition duelle : sports de raquettes
7 - Activités de coopération et d'opposition : sports collectifs
8 - Activités physiques de pleine nature
MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME EN ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE
1 - Programmation des activités et des contenus d'enseignement
2 - Interventions pédagogiques particulières
3 - Évaluation

Aspects généraux:
Les élèves qui entrent en classe de sixième présentent globalement quelques traits caractéristiques particulièrement sollicités par les pratiques physiques :

A - Compétences spécifiques (Sommaire)

Le grand nombre d'activités physiques, sportives et artistiques pouvant être enseignées ne permet pas d'établir dans ce programme la liste exhaustive des compétences spécifiques à chacune d'elles.
Des exemples précis seront donnés dans les documents d'accompagnement.

B - Compétences propres à différents groupes d'activités (Sommaire)

Ce programme présente, selon les appellations habituellement utilisées en éducation physique et sportive, les compétences propres à des groupes d'activités.

1 - Activités athlétiques (Sommaire)

En lancers :

En sauts et courses de haies (associés à ce niveau d'enseignement) :


En course de vitesse ou en relais :

En course de durée : Commentaire : une attention particulière est portée à la coordination.

2 - Activités aquatiques (Sommaire)

Commentaires : 3 - Activités gymniques (Sommaire) Commentaire : l'élève investit l'espace dans toutes ses dimensions.

4 - Activités physiques artistiques (Sommaire)

Commentaire : en fin de sixième, l'élève doit être initié à la pratique d'une activité physique artistique par une première approche, donnant lieu à production, des notions de création, de composition et d'interprétation.

5 - Activités physiques de combat (Sommaire)

Commentaire : en classe de sixième, une attention particulière peut être accordée aux sports de combat de préhension. Dans ce cas, dans un souci de sécurité, l'expérience de l'affrontement debout ne peut être envisageable avant que l'élève ne sache à la fois chuter et faire chuter sans risques.

6 - Activités d'opposition duelle : sports de raquettes (Sommaire)

Commentaire : en sixième, les compétences acquises doivent permettre à l'élève d'assurer la continuité du jeu et de construire, en position favorable, la rupture de l'échange, éventuellement dans des situations aménagées.

7 - Activités de coopération et d'opposition : sports collectifs (Sommaire)

Commentaire : en sixième, les compétences et connaissances à acquérir dans le cadre d'un jeu à effectifs réduits doivent permettre, en coopération avec les partenaires, de mettre en difficulté l'équipe adverse et de valoriser un jeu vers le but.

8 - Activités physiques de pleine nature (Sommaire)

Commentaire : en sixième, l'élève doit accepter de s'engager dans un milieu sécurisé et présentant des contraintes limitées : peu d'obstacles, force modérée des éléments.

C - Compétences et connaissances générales (Sommaire)

L'engagement physique et la mise en jeu de la personne dans toute sa dimension, caractéristiques de l'EPS, donnent un sens particulier aux rapports que l'élève établit avec la règle et qu'il vit concrètement au cœur même des apprentissages.
La maîtrise des réactions émotionnelles, le dosage de l'effort et l'identification des facteurs des risques corporels aident l'élève à organiser ses apprentissages, seul ou avec d'autres.
Des relations particulières se dégagent entre l'EPS et d'autres disciplines.

Ainsi, en sixième, est privilégié ce qui permet à l'élève :


 

EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE

PROGRAMME DU CYCLE CENTRAL DU COLLEGE
CLASSES DE CINQUIEME ET DE QUATRIEME
(Sommaire général)

Introduction:
1 - Compétences spécifiques
2 - Compétences propres à différents groupes d’activités (détail des activités en face)

3 - Compétences et connaissances générales
4 - Organisation des apprentissages et évaluation
5 - Interventions pédagogiques particulières

Activités athlétiques
Activités aquatiques
Activités gymniques
Activités physiques artistiques
Activités physiques de combat
Activités d’opposition duelle : sports de raquette
Activités de coopération et d’opposition : sports collectifs
Activités physiques de pleine nature
Introduction:
En continuité avec le programme de la classe de sixième qui définit les orientations et objectifs généraux pour l’ensemble du collège, le présent texte définit le programme du cycle central du collège.

A ce stade de la scolarité, les enfants présentent globalement quelques caractéristiques fortes, dont l’enseignant tient compte lors des pratiques sportives et physiques.

La cinquième et la quatrième sont des classes sensibles. Les turbulences de l'adolescence, que connaissent tous les élèves, filles et garçons, suscitent à la fois de nouveaux possibles et des difficultés imprévues. Des décalages de représentations et de mobiles peuvent se creuser, selon les appartenances sociales et les différences de sexe et d'âge.

En éducation physique et sportive, ces répercussions dues à l’adolescence sont amplifiées par l’importance des transformations morphologiques (taille, poids, apparence) et par leur manifestation à des moments différents suivant les élèves.

Si cette évolution est favorable au développement des prestations physiques dans de nombreuses activités, elle appelle parfois, dans d’autres activités ou pour certains adolescents, d’importants efforts de réajustement. Elle peut entraîner des enthousiasmes et des engagements, parfois excessifs, mais également une forte démotivation pour les activités physiques et sportives.

Ces différences dans le développement de la personne, caractéristiques de cette période, ne doivent pas devenir des sources d'inégalités.

C'est pourquoi l'enseignant, à ce stade de la scolarité, s'efforce de suivre l'évolution des élèves et veille au maintien de leur engagement personnel - et du plaisir qu'ils en éprouvent - ainsi qu'à l'affirmation de leurs compétences.

Cette affirmation passe par l'acquisition de techniques corporelles nouvelles : elles constituent, pour l'adolescent, des points d'appui concrets favorisant la restructuration et l'identification de sa personnalité.

Le désir de réussite et de connaissance de soi est à soutenir : l'élève est impliqué dans les procédures de compréhension de ses actions, notamment celles relatives à la connaissance des résultats et à leur évaluation. L'enseignant valorise les réussites et veille à rendre acceptables les échecs, comme une expérience nécessaire sur la voie du progrès.

La mixité doit être encouragée mais, sous peine de produire l'inverse des résultats recherchés, elle ne peut être conduite dans l'ignorance des différences. Dans la perspective d'une culture commune, il convient d'en tenir compte dans le choix et la mise en oeuvre des activités proposées. L'enseignant peut organiser le travail de la classe par sous-groupes ; selon les besoins, il alterne les critères de niveau et d'affinité, en veillant à ce qu'aucun élève ne soit exclu. retour

1 - Compétences spécifiques

Le grand nombre d’activités physiques, sportives et artistiques pouvant être enseignées ne permet pas d’établir dans ce programme la liste exhaustive des compétences spécifiques à chacune d’elles.

Des exemples précis seront donnés dans le document d’accompagnement.retour

2 - Compétences propres à différents groupes d’activités retour

Les différentes compétences propres aux groupes d'activités proposées ci-après s'élaborent progressivement lors de la pratique de chacune des activités particulières.

Activités athlétiques retour

En lancers :

- Créer les forces nécessaires à une accélération continue et au placement de l’engin lancé sur une trajectoire favorable.

- Construire un chemin de lancement le plus long possible.

- Ordonner les actions de lancer à partir des appuis au sol.

En sauts :

- Prendre un élan étalonné et adapté aux différents types de sauts.

- Lier efficacement élan et impulsion en respectant l’alignement du corps par rapport à l’impulsion, en liaison avec les différentes formes de réception.

En course de haies :

- Savoir choisir le parcours le mieux adapté à la longueur naturelle de sa foulée pour affiner le geste de franchissement.

- Réaliser une course avec franchissements de plusieurs obstacles sans piétinement et avec le maintien de la vitesse acquise lors de la mise en action.

En courses de vitesse et de relais :

- Savoir relayer sans perte de temps dans une zone imposée.

- Contrôler et adapter le rapport amplitude-fréquence des foulées en fonction des différentes courses et de leurs phases.

- Etablir et conserver un alignement général du corps par rapport aux forces propulsives. (élimination des oscillations latérales et relâchement du haut du corps).

En course de durée :

- Respecter un tableau de marche établi pour une course à allure régulière et sur une distance adaptée à ses ressources.

- Dans la mesure du possible, estimer et expérimenter la vitesse maximale aérobie à partir de tests de terrain.

Commentaire : il s’agit d’assurer, quelle que soit la spécialité athlétique abordée, la continuité des actions de propulsion en mobilisant son énergie en fonction des contraintes de la tâche et du milieu.retour

Activités aquatiques retour
- Utiliser de plus en plus efficacement les différentes forces et surfaces propulsives et équilibratices pour les différentes formes de nage et de déplacement choisies.

- Réduire les résistances à l’avancement par la préservation de l’orientation profilée du corps et l’enchaînement des appuis.

- Affiner les repères visuels, auditifs et proprioceptifs permettant de contrôler les différentes actions possibles dans le milieu aquatique (en particulier pour les mouvements de la tête et la synchronisation de la respiration et de la propulsion).

- Adapter la respiration selon les nages (inspirations à la fin ou en dehors des actions propulsives des bras).

- Contrôler le rapport de l’amplitude et de la fréquence de ses mouvements selon les nages et les distances.

- Trouver et conserver une allure de nage optimale pour un parcours dont la distance et la durée sont données.

Commentaire : Ce programme s’adresse aux élèves sachant nager. On veille à ce niveau de classe à améliorer la capacité à nager longtemps, celle d’aller chercher des objets immergés et de contrôler les temps d’apnée sous l’eau. Pour les élèves ne sachant pas nager, le dispositif de rattrapage proposé pour la classe de sixième doit être poursuivi. retour

Activités gymniques retour

- Construire la position de référence : appui manuel renversé.

- Prendre et tenir des positions de référence, passer de façon dynamique d’une position à d’autres ; reproduire des formes techniques et en produire de nouvelles.

- Construire des repères spatio-temporels d’ordre visuel, auditif et proprioceptif dans des actions inhabituelles (acrobatie, espace aérien) .

- Coordonner des actions de plus en plus complexes, successivement ou simultanément.

- Savoir composer un enchaînement, dans un espace donné, en utilisant un ensemble d’éléments permettant de diversifier le choix et l'articulation des difficultés entre elles.

- Assumer sa silhouette dans ou devant un groupe ; lier efficacité et esthétique.

Commentaire : Il s’agit de donner à l’élève la possibilité de s’engager en sécurité physique et affective dans des situations inhabituelles qui provoquent des réactions émotionnelles, notamment de peur, face à des dangers perçus au plan physique ou de crainte face à l’échec ou aux jugements des autres élèves. retour

Activités physiques artistiques retour

- Face à des choix réduits, se donner et conduire un projet expressif selon une démarche de création.

- Transformer sa motricité quotidienne pour caractériser des mouvements de façon expressive.

- Créer corporellement un univers symbolique, selon des choix esthétiques proposés.

- Maîtriser des éléments d'une technique corporelle spécifique et nouvelle pour construire des formes, des mouvements, des enchaînements variés au service d'une expression ou d'un thème, en relation éventuellement avec un monde sonore (variations et combinaisons inhabituelles des rapports corps-espace, corps-temps, corps-énergie).

- Maîtriser des modes de développement des formes corporelles expressives.

- Selon des modes de composition connus, articuler un début, un développement, une fin dans l’organisation des formes, des trajets, des relations entre partenaires.

- Renforcer l’effet spectaculaire et la symbolique du projet par l’orientation de la composition dans l’espace de représentation ainsi que par le choix et l’utilisation guidés d’éléments scéniques (objets, costumes, décors,...).

- Jouer un rôle face à autrui : entrer dans une interprétation.

Commentaire : A ce niveau, l’élève acquiert des compétences pour apprécier les productions artistiques dont la sienne.

Une attention particulière est portée à la relation monde sonore-mouvement, élément important de la culture artistique et de la motivation des élèves. retour

Activités physiques de combat retour

- Varier la forme et les opportunités des attaques directes.

- Enchaîner les attaques selon les réactions de l'adversaire (esquives simples) : enchaînement dans la même direction que l'attaque initiale ou dans une direction complémentaire de l'attaque initiale.

- Se préparer au combat : identifier les points forts et les points faibles de l'adversaire, connaître et appliquer les règles essentielles d'arbitrage.

- Se donner un projet tactique et l’expérimenter durant le combat.

Commentaire : La pratique des sports de combat doit permettre à l’élève d’exprimer sa volonté de vaincre un adversaire dans le respect de l’éthique d’affrontement en contrôlant ses actions et ses émotions. Par conséquent, l’enseignant veille à ce que la recherche d’efficacité soit menée de pair avec la maîtrise (motrice, affective) des moyens utilisés. retour

Activités d’opposition duelle : sports de raquette retour

- Combiner simultanément deux des paramètres simples des trajectoires (vitesse, direction, hauteur) dans ses frappes.

- Instaurer une continuité dans l’échange pour marquer le point en poussant l’adversaire à la faute.

- Défendre son camp, répondre aux attaques adverses en gagnant du temps (allonger le trajet et la trajectoire de la balle en jouant sur la hauteur et la longueur).

Commentaire : A ce niveau, les compétences acquises doivent permettre à l’élève de jouer intentionnellement sur la continuité et sur la rupture dans l’échange pour marquer le point. retour

Activités de coopération et d’opposition : sports collectifs retour

- Occuper les rôles nécessaires à la continuité et à la discontinuité du jeu :

* en attaque :

- porteur de balle (passeur, tireur, éventuellement dribbleur)

- non porteur de balle (appui, soutien, relais) :

* en défense : interception, gêne...

- Mettre en oeuvre des actions individuelles et collectives adaptées aux réactions de l’adversaire :

* exploiter à bon escient le jeu direct (action vers la cible) ou le jeu indirect (action à la périphérie),

* occuper l’espace de jeu de façon équilibrée en attaque et en défense,

* se repérer et se situer pour agir en fonction de la cible, des partenaires et des adversaires,

* identifier dans l’action et exploiter les indices permettant la poursuite du jeu rapide ou le passage à un jeu placé,

* enchaîner selon le cas les actions de reconquête du ballon ou de replacement défensif.

- Maîtriser les solutions nécessaires pour :
* utiliser des espaces permettant d’agir en attaque et en défense,

* agir sur le déplacement de la balle en attaque et en défense,

* pouvoir atteindre la cible.

- Appliquer et faire appliquer dans le jeu un règlement adapté.

Commentaire : A l’issue de la classe de quatrième, dans les matches où l’effectif des équipes est adapté, les compétences acquises doivent permettre à l’élève de s’inscrire dans un jeu rapide ou de contre-attaque, et dans un jeu où commence à s’organiser l’attaque placée. Il doit pouvoir mettre en oeuvre les alternatives créées par ces types de jeu. retour

Activités physiques de pleine nature retour

- Construire son itinéraire par étapes successives en fonction des actions que l’on se sait capable de réaliser.

- Utiliser des techniques nouvelles pour adapter ses conduites aux variations du milieu.

- Construire des équilibres dynamiques et des équilibres particuliers passagers.

- Respecter dans la progression un principe d’alternance entre les phases d’effort intense et d'effort moindre.

- Progresser en combinant ses propres forces à celles du milieu.

- Assurer sa sécurité et celle d’autrui en appliquant les techniques et les consignes relatives à la sécurité et à la gestion du matériel.

- Tenir compte des comportements significatifs des autres pratiquants.

- Comprendre l’environnement dans sa composition (obstacles et forces des éléments organisés en système), son équilibre, son évolution et en connaître les incidences sur la pratique.

- S’engager sur l’itinéraire le plus adapté à ses ressources.

Commentaire : A ce niveau, le milieu est présenté avec des contraintes plus nombreuses qu’au niveau précédent. L’organisation pédagogique doit éliminer tout risque objectif d’accident et permettre aux élèves de s’engager dans l’activité en comprenant et respectant les règles de sécurité. retour

3 - Compétences et connaissances générales retour

En sixième, dans les apprentissages comme dans les relations avec autrui, les élèves ont été confrontés à la nécessité de la règle, dont l'intégration reste un objectif du cycle central.

En cinquième et quatrième, ils doivent construire les compétences nécessaires pour organiser et faciliter les apprentissages poursuivis et établir des relations positives (bien-être) et utiles (entraide) avec leur entourage.

Ainsi en cinquième et quatrième est privilégié ce qui permet à l’élève :

- au plan individuel :

* de mettre en relation les informations éprouvées personnellement au cours de l’action (repères sensoriels) et les informations externes apportées par les effets observables de la réalisation.

* d’apprécier et d’adapter les procédures utilisées dans l’action au regard des résultats à obtenir : élaborer une stratégie personnelle d’apprentissage utilisant la connaissance des résultats.

* d’apprécier et réguler ses possibilités et ses ressources au regard des actions à entreprendre.

* de connaître les principes d’un échauffement et de les mettre en oeuvre avec l'aide de l'enseignant.

- au plan des relations à autrui :
* d’élaborer en commun des stratégies d’actions collectives et des procédures d'entraide dans les apprentissages.

* de comprendre et de mettre en oeuvre les conditions pour agir en sécurité (connaissance du matériel, des règles collectives et individuelles de sécurité), de savoir demander de l’aide et d'apporter parades et assurances actives.

* d’accepter différents rôles et responsabilités au sein d’un groupe (arbitre, entraîneur, juge...).

- en relation avec d’autres disciplines :
* de se familiariser avec les règles d’hygiène de vie.

* de comprendre les effets des apprentissages et de l’entraînement sur le développement corporel.

* de mieux connaître les caractéristiques contraignantes du milieu physique naturel (géographie, écologie) ou artificiel (caractéristiques physiques des matériaux utilisés pour les pratiques).

* de participer activement à la vie associative sportive ou culturelle de la classe et de l’établissement. retour


4 - Organisation des apprentissages et évaluation retour

Les apprentissages sont organisés selon les principes fixés dans le texte de présentation du programmme de sixième ; ils s'inscrivent dans le projet pédagogique d'éducation physique et sportive élaboré dans chaque établissement pour l'ensemble de la scolarité au collège.

Le collège propose deux niveaux de compétences ; on peut considérer que :

- une activité pratiquée pendant au moins dix heures effectives conduit à la maîtrise des compétences du premier niveau ;

- vingt heures de pratique effective (sur une année ou sur plusieurs) rendent exigibles les compétences du deuxième niveau.

Ces dernières peuvent être acquises dès le cycle central. Le professeur veillera à offrir la possibilité aux élèves qui en ont le potentiel de développer des compétences du niveau supérieur mais il ne les prendra pas en compte pour l'évaluation de fin de collège. retour

5 - Interventions pédagogiques particulières retour

Les exercices de prise de conscience, de renforcement, de relaxation, d’assouplissement, d’adresse, d’équilibre et de sécurité, préconisés dans le programme de sixième doivent être poursuivis en tant que de besoin dans le cycle central ; ils sont, à cette période, particulièrement utiles.

Des actions de soutien sont à envisager pour des élèves présentant des insuffisances ou des lacunes. C’est particulièrement le cas en natation, compte tenu de l’importance que revêt pour chaque individu le fait de savoir nager. retour

(Sommaire général)

Programmes de 3ème

Aspects généraux

LES CONTENUS DES DIFFÉRENTS GROUPES D’ACTIVITÉS

Activités athlétiques
Activités aquatiques
Activités gymniques
Activités physiques artistiques
Activités physiques de combat
Activités d’opposition duelle : sports de raquette
Activités de coopération et d’opposition : sports collectifs
Activités physiques de pleine nature

(Sommaire général)

 
Aspects généraux:

retour
Les objectifs éducatifs de l’éducation physique et sportive pour l’ensemble du collège figurent en introduction du programme de la classe de 6ème. Ils constituent une référence commune, en principe accessible à tous, par rapport à laquelle on pourra apprécier les progrès d’un élève au sortir de la classe de 4ème.

Durant les quatre années du collège, tout est mis en œuvre pour que chacun reçoive un enseignement dans la totalité des huit groupements qui structurent la pratique de l’éducation physique et sportive à ce niveau. Chaque élève doit accéder, en fin de troisième, au niveau 2 d’exigence défini dans le programme de 5ème et 4ème.

La prise en compte de l’hétérogénéité des niveaux atteints par les élèves - engendrée par la diversité des expériences et des possibilités physiques - implique une différenciation de la pédagogie ; les contenus et les démarches d’enseignement doivent aussi prendre en compte l’évolution physiologique, psychologique, sociale et intellectuelle des adolescents, et particulièrement la différenciation filles / garçons (Cf. introduction du programme de 5ème et 4ème).

Nombre d’entre eux sont en mesure de réaliser de façon autonome des projets audacieux qui leur permettent d’évoluer aux limites de leurs potentialités. L’enseignant contribuera à renforcer leur responsabilité sur ce point, en établissant avec eux une relation contractuelle basée sur le dialogue.

Le programme de la classe de troisième ne fixe pas de compétences différentes ou d’un niveau supérieur à celles fixées dans le programme de 5ème et 4ème. Il vise à consolider, compléter et approfondir des compétences et connaissances permettant d’asseoir l’éducation que l’élève poursuivra au lycée. Il favorise chez lui, un engagement de plus en plus réfléchi dans ses apprentissages.

L’enseignement doit habituer les élèves à identifier des similitudes ou des proximités entre des situations d’apprentissage présentant des caractéristiques communes fortes : ainsi, il vise d’éventuels réinvestissements de compétences et de connaissances. A cet égard, le professeur proposera aux élèves :

- d’élargir les contextes d’action dans lesquels les compétences acquises lors des années précédentes permettront aux élèves d’être efficaces rapidement ;

- d’activer des compétences déjà acquises pour faciliter de nouveaux apprentissages ; En EPS, l’élève peut concrétiser, mettre à l’épreuve ou anticiper des connaissances mobilisées dans d’autres disciplines :

- s’éprouvant dans l’action, il met en relation des savoirs issus des sciences de la vie et de la Terre avec son propre fonctionnement dans l’effort ;

- il peut utiliser et illustrer certains principes de physique en natation ou en gymnastique, par exemple ;

- il peut corréler des représentations cartographiques avec la réalité d’un milieu naturel en course d’orientation ;

- les activités physiques artistiques peuvent mobiliser des connaissances et des expériences issues des arts plastiques ou de l’éducation musicale ;

- les activités organisées en éducation physique et sportive sont aussi pour l’élève l’occasion de communiquer avec son professeur et ses camarades à propos de sa pratique. Il contribue de cette façon à une meilleure maîtrise de la langue, il permet d’accéder à un vocabulaire spécifique de l’activité enseignée et plus largement de la culture physique, sportive et artistique.

Adolescents et adolescentes manifestent parfois des comportements faits de violences verbales ou physiques, ou au contraire liés à des attitudes de repli ou d’inhibition. Si l’EPS est le lieu où ces comportements peuvent s’exprimer, elle donne aussi les moyens de les dépasser. Elle est à cet égard un moment privilégié d’une prise de conscience de ces phénomènes et d’une éducation à la maîtrise de soi et à la civilité ; elle est encore l’occasion de porter un regard critique sur les pratiques des activités physiques, sportives et artistiques dans la société et sur leur dimension de spectacle.

Le cours d’éducation physique et sportive et la participation à l’association sportive sont deux occasions de contribuer à l’éducation à la citoyenneté : ils permettent aux élèves d’être acteurs de leurs pratiques, de prendre des décisions et des responsabilités, et d’occuper des rôles différents.

L’éducation physique et sportive permet à l’élève d’acquérir le goût de la pratique physique, le sens de l’effort et le plaisir d’agir. A la fin du collège, les élèves ont en commun un ensemble de connaissances et de compétences qui fondent la culture physique, sportive et artistique. Cela leur permet de s’engager lucidement dans les activités de leur choix et de témoigner d’une attitude citoyenne valorisant la solidarité ; cela leur permet encore d’accéder aux connaissances relatives à l’organisation et à l’entretien de leur vie physique afin qu’ils se maintiennent en bonne santé.

L’évaluation porte sur les compétences spécifiques vérifiables, attachées à une activité particulière. Celles-ci doivent révéler la maîtrise des savoirs et des techniques efficaces intégrés dans l’action même, permettre de repérer des compétences plus larges, caractéristiques d’activités de nature identique (propres aux groupes) et d’autres encore (générales) relatives à l’apprentissage et à l’entraînement (échauffement, récupération, ...). L’évaluation portera sur plusieurs activités.

Un texte réglementaire fixe les modalités et exigences de l’évaluation certificative en fin de collège.

Les interventions pédagogiques particulières préconisées dans les programmes de 6ème, 5ème et 4ème, se poursuivent en 3ème.retour

LES CONTENUS DES DIFFÉRENTS GROUPES D’ACTIVITÉS

Activités athlétiques retour

À la fin de la scolarité au collège, les compétences acquises dans les activités athlétiques permettent à l’élève de construire et de réaliser une épreuve combinée comportant deux ou trois spécialités, choisies pour solliciter une diversité de ressources. Il recherche la production des "performances athlétiques" à proximité ou aux limites de ses possibilités individuelles préalablement identifiées.

La recherche de performances multiples dans un temps limité place l’élève devant la nécessité de recourir à des stratégies de recherche d’optimisation dans la mise en œuvre de ses qualités physiques. L’engagement dans l’action doit ainsi être plus raisonné. Cela suppose, pour l’élève, de ne pas s’en tenir à la reproduction de formes gestuelles figées. D’autre part, cela exige qu’il mette en rapport les effets de ses actions athlétiques avec les processus énergétiques qu’elles sollicitent. Cette approche devrait ainsi contribuer à l’objectif transversal d’éducation à la santé pris également en charge par d’autres disciplines .

En classe de 3ème, les spécialités athlétiques programmées sont abordées avec l’intention de différencier les contenus en fonction de la variété des expériences vécues en athlétisme.

L’activité programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au collège au moins égale à 20 heures effectives.

Les compétences spécifiques doivent alors être stabilisées dans les différentes spécialités et mobilisées dans la réalisation plus contraignante d’une épreuve combinée proche des pratiques sociales athlétiques auxquelles les élèves se réfèrent. Celle-ci suppose avant tout les dosages des efforts consentis en vue d’une efficacité maximale.

Évoluant vers la compréhension de ses propriétés corporelles dans leurs rapports avec la pratique des différentes spécialités (processus énergétiques, locomotion), l’élève s’engage progressivement vers un entraînement autonome. Ce savoir s’inscrit également dans l’objectif d’éducation à la santé.

Cette approche peut encore mieux s’exprimer dans le cadre d’une participation volontaire à l’association sportive.

L’activité programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.

Dans ce cas, sont visées les compétences spécifiques de niveau 2, avec l’ambition d’obtenir une durée plus réduite des apprentissages en sollicitant les compétences acquises antérieurement au cours d’autres apprentissages.

Cette étape atteinte, on sera conduit à inclure la spécialité dans une épreuve combinée aménagée. L’aménagement pourra s’obtenir par divers procédés : facilitation des barèmes, attribution de coefficients, ou même utilisation de "bonus" en fonction de la nouveauté de cette spécialité.

Dans ces deux cas, les axes principaux suivants organisent et orientent les contenus :

- une connaissance et une mise en œuvre des règles constitutives qui fondent les pratiques sociales, et que les élèves éprouvent dans les rôles divers (pratiquants, jury, organisateurs, voire entraîneurs ;

- la connaissance des conditions d’efficacité des diverses spécialités et les ressources (énergétiques, bio-mécaniques, informationnelles) qu’elles sollicitent.

- le rôle des performances, résultat de l’action, ne se limite pas au collège à un moyen de classement. Les performances permettent de personnaliser les effets des actions, les progrès réalisés et les ressources sollicitées. De nombreux procédés statistiques, soutenus par l’utilisation de l’informatique facilitent cette utilisation. Mises en relation, mémorisées, ces données chiffrées peuvent contribuer à la construction de l’identité des élèves et participer ainsi au développement du goût de l’effort athlétique.

Activités aquatiques retour

À l’issue de la 4ème, les compétences dont témoignent les élèves lors de la pratique des activités aquatiques, peuvent encore relever de niveaux divers.
Dans tous les cas, la pratique des activités aquatiques au collège, doit avoir permis à chacun :
- de s’engager lucidement, seul ou à plusieurs, à la surface mais aussi dans le volume que représente le milieu aquatique
- en conséquence, de situer précisément les limites de son potentiel d’engagement et d’en connaître les perspectives et conditions de son développement.

L’activité programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au collège au moins égale à 20 heures effectives.

Plusieurs orientations peuvent être envisagées :

- les élèves prennent en charge leur propre entraînement pour nager plus vite, notamment dans le cadre d’épreuves de longue durée.

En relation avec d’autres groupes d’activités, (activités athlétiques notamment), et d’autres matières (sciences de la vie et de la Terre), cette expérience nouvelle donne lieu à l’acquisition de connaissances permettant de définir des projets de performance réalistes et de déterminer les durées et les intensités d'efforts à fournir pour les mener à bien ;

- individuellement ou collectivement, les élèves sont confrontés à des parcours de sauvetage qui combinent des évolutions sus et sub-aquatiques et des actions de remorquage. On veillera à relativiser auprès des élèves la portée de telles acquisitions qui ne suffisent pas à sauver toute personne en détresse, en tout lieu et dans toutes circonstances. Si le fait de porter secours témoigne d’une attitude citoyenne, responsable et solidaire, il ne s’agit pas pour autant de se mettre en danger soi-même ;

- pour des raisons pédagogiques et afin de régler des problèmes concrets posés par la natation, il pourra être fait appel à l’utilisation

d’activités telles que le water-polo ou la natation synchronisée.

L’activité programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.

L’accent sera porté sur :

- nager sur une longue distance, principalement en crawl, qui nécessite une maîtrise accrue de l’expiration aquatique lors des échanges respiratoires ;

- les évolutions en immersion, seul ou à plusieurs, selon des itinéraires précis, négociés, annoncés au préalable, et ne conduisant pas aux limites de l’apnée. Ces parcours sub-aquatiques seront l’occasion de développer certaines compétences relatives à la pratique des activités physiques de pleine nature, telles que interroger son propre potentiel et prendre en compte ceux de chacun de ses partenaires avant et au cours de l’engagement, respecter et faire respecter un dispositif de sécurité connu de tous.

R E M A R Q U E S

- Si les compétences propres de niveau 1 ne sont pas encore acquises à l’issue de la classe de 4ème, les apprentissages relèvent d’actions spécifiques

- Toute évolution subaquatique doit s’accompagner d’un dispositif de sécurité connu et respecté de tous, dont les règles essentielles ont été déclinées dans les documents d’accompagnement (6ème, 5ème et 4ème).

Activités gymniques retour

Afin de répondre à des motivations et à des possibilités différentes, sont suggérés deux modes d’entrée dans ce groupement :

- les activités compétitives, d’inspiration traditionnelle (individuelle ou collective; spécialisée ou polyvalente ) ou des activités prenant des formes nouvelles ( acro-sport, trampoline, acro-gym, enchaînement utilisant plusieurs appareils...)

- les activités de spectacle qui peuvent s’inspirer des pratiques du cirque, de gala gymnique ou de toute autre création, y compris spécifiquement scolaire.

Il est attendu au terme du collège que l’élève :

- produise des formes corporelles codifiées (insistant sur la sollicitation du train supérieur et le déplacement aérien), originales, diversifiées, de façon prévue et organisée (ces formes intégreront au minimum les deux actions de base tourner et se renverser, de façon combinée ou non).

- accepte, après apprentissage, de se présenter devant un public qui comporte au moins un juge.

- pare et conseille un camarade afin de l’aider dans sa réalisation et dans la préservation de sa propre sécurité.

L’activité programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au collège au moins égale à 20 heures effectives.

Les acquisitions des années précédentes devront être vérifiées et éventuellement réactualisées. Il s’agit d’une phase de reconstruction, conséquence des profondes modifications corporelles intervenant à cet âge.

Dès lors, on visera la construction des compétences suivantes :

- accroître l’amplitude et la précision des formes produites.

- distribuer temporellement les éléments produits de façon à alterner les temps d’effort important et ceux de moindre effort afin de permettre

la réussite des éléments les plus difficiles de l’enchaînement.

- conduire un projet technique de réalisation individuel ou collectif.

- juger précisément et objectivement, en relation avec le code en vigueur dans le groupe, quels que soient le mode et la forme de pratique.

L’activité programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.

Les compétences acquises antérieurement, dans d’autres spécialités gymniques ou dans des activités posant des problèmes moteurs de même nature, confèrent à l’élève un niveau d’entrée. Ce niveau d’entrée peut être caractérisé de la façon suivante : disponibilité motrice, maîtrise de certaines positions et postures essentielles à la pratique des activités gymniques, acceptation du regard du spectateur,

sensibilisation aux différents rôles sociaux propres à ces activités. Ces acquisitions devront être adaptées à l’environnement spécifique de la spécialité programmée et à des possibilités motrices en mutation.

Dès lors, on visera la construction des compétences suivantes :

- réaliser des formes techniques codifiées et spécifiques (à la gymnastique, à la gymnastique rythmique et sportive - G.R.S - à l’acro-sport, au trampoline…).

- enchaîner et articuler ces formes sur un espace balisé.

Activités physiques artistiques retour

Les activités physiques artistiques permettent à tous les élèves de troisième de s’inscrire dans une démarche artistique, d’exercer leur esprit critique, de respecter le principe du pluralisme des choix d’éléments constitutifs d’un projet artistique et éducatif (formes et techniques corporelles, relations avec la musique, mode de composition chorégraphique...).

À l’image des arts plastiques ou de l’éducation musicale, elles développent des compétences associant invention, interprétation et activité de création. Dans une perspective de formation interdisciplinaire, la finalité éducative conduit les élèves vers la réalisation d’un projet artistique pluridisciplinaire.

Grâce à des pratiques artistiques élargies, des références culturelles issues des apprentissages scolaires, des relations entretenues avec le monde et les différents milieux de vie, les élèves de troisième peuvent s’engager à conduire un projet de création collective pour le communiquer et pour transmettre une émotion. Trois compétences sont à développer :

- se mettre physiquement en scène

- jouer un rôle

- regarder un spectacle

Ces objectifs témoignent des différents rôles tenus par les élèves. Ces rôles sont nécessairement interactifs et relèvent d’un processus d’acquisition d’une culture, appartenant aux missions de l’école.

L’activité programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au collège au moins égale à 20 heures effectives.

La compétence "se mettre physiquement en scène" peut être précisée de la façon suivante :

- la maîtrise de techniques spécifiques favorables à l’expression d’une motricité singulière sollicitant l’imaginaire. Cette motricité est construite par l’élève au regard de son niveau de développement dans des moments de rencontre et d’expérience avec une activité physique artistique ;

- l’expression d’une diversité, d’une qualité de formes corporelles mises au service de l’intention, de la symbolique du projet ;

- la recherche d’un rapport musique-mouvement destiné à renforcer les effets scéniques ;

- la capacité à élaborer et à organiser un projet artistique (projet expressif, projet chorégraphique, projet de spectacle), par des actions

d’invention, c’est-à-dire par la recherche d’originalités, d’autres manières de faire, ou bien par des actions de reproduction de formes corporelles, en relation avec la musique ou le monde sonore. Quelles que soient ses caractéristiques, le projet de création est destiné à être donné en spectacle ;

- la possibilité de communiquer un point de vue artistique et ainsi affirmer sa personnalité ;

- la capacité à choisir des modes de composition, d’écriture chorégraphique pour créer une mise en scène et des effets scéniques : relation à la musique, traitement de l’espace, utilisation d’accessoires, de décors, de costumes ...

La compétence "jouer un rôle" peut être précisée de la façon suivante :

- la maîtrise de ses émotions pour jouer un rôle, pour affirmer une présence avec les autres ;

- l’engagement dans des mises en jeu corporelles ;

- la concentration nécessaire à l’authenticité et à la qualité de l’interprétation.

La compétence "regarder un spectacle" peut être précisée de la façon suivante :

- la capacité à saisir et à apprécier des informations signifiantes dans les prestations pour comprendre le projet des acteurs.;

- l’utilisation de connaissances nécessaires à une lecture objective des prestations. Dans ce cas, il sera fait référence aux critères d’évaluation.

L’activité programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.

La compétence « se mettre physiquement en scène » peut être précisée de la façon suivante :

- l’acquisition de compétences spécifiques par l’exploration des capacités expressives de l’élève,

- la maîtrise d’éléments d’une technique spécifique et nouvelle,

- la capacité à repérer des signes musicaux, à établir des relations monde sonore-mouvement,

- l’utilisation de connaissances relatives aux principes de composition.

La compétence « jouer un rôle » peut être précisée de la façon suivante :

- l’engagement nécessaire pour contrôler ses émotions,

- la capacité à conduire à terme le projet de création destiné à être communiqué aux autres, en respectant les exigences d’une réalisation qualitative.

La compétence "regarder un spectacle" peut être précisée de la façon suivante :

la capacité à observer en ayant recours à des références d’évaluation (apprécier la mise en scène, la maîtrise des formes corporelles choisies, la relation à la musique, le mode de composition avec un début, un développement, une fin,...).

Activités physiques de combat retour

À travers les activités physiques de combat, le professeur doit valoriser une éthique qui met l’accent sur le respect des lieux et des personnes.

Elles développent une culture qui privilégie la maîtrise de soi et fait obstacle aux comportements impulsifs et à la violence.

Dans une confrontation physique, en même temps qu’il exprime sa volonté de vaincre, l’élève, par ses comportements, observe des usages et des règles partagés par tous. L’expérience du combat contribue ainsi à l’éducation à la citoyenneté. L’estime mutuelle qu'engendre le défi physique, l’acceptation du résultat de la confrontation, le développement des capacités d’analyse et d’adaptation font que les activités de combat aident à la construction de la personnalité individuelle et sociale de l’élève.

Durant la scolarité en collège, la pratique des activités physiques de combat doit permettre d’acquérir les compétences nécessaires à la mise en œuvre de conduites offensives construites et contrôlées. À l’issue de son apprentissage, l’élève doit être capable :

- de s’exprimer dans un combat sans risque (cf. remarque),

- de connaître, appliquer et exploiter les éléments techniques indispensables à la réalisation d’actions organisées dans un projet tactique,

- d’éprouver sa connaissance de l’activité dans la tenue de différents rôles sociaux (combattant, arbitre, juge, commissaire…).

Durant la scolarité en collège, la programmation des activités de ce groupe peut aller dans le sens soit de l’approfondissement d’une activité, soit de la diversité des pratiques. Dans ce dernier cas, l’enseignant peut tenir compte du fait que l’intensité des attaques et de l'affrontement augmente avec l’éloignement des combattants. De ce point de vue, les formes de combat dites de préhension (judo, luttes…) peuvent être considérées comme une introduction aux formes dites de percussion (divers types de boxe, française ou autre). Il en est de même des formes de combat sans arme par rapport aux formes de combat avec arme (pour celles-ci, on utilisera des protections adaptées) ,

L’activité programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au collège au moins égale à 20 heures effectives.

L’enseignement vise essentiellement :

- la maîtrise de connaissances diversifiées grâce auxquelles l'élève adapte ses actions aux comportements et aux réactions de ses a d v e r s a i r e s ,

- la mise en œuvre et l’adaptation d’un projet tactique élaboré à partir de l’observation et de la connaissance qu’acquiert l’élève de ses possibilités offensives et défensives et de celles de ses adversaires, - une gestion des ressources que l’élève mobilise en fonction de la nature de l’opposition et de la durée du combat ou de l’assaut.

Les compétences acquises dans la variété et dans l’enchaînement des formes d’attaque permettent à l’élève de construire son offensive et de trouver des solutions au problème que lui pose son adversaire. L’approfondissement des connaissances propres au combat passe pour l’élève par l’identification des points forts et des points faibles de son adversaire et une meilleure définition de son projet d’action.

L’activité programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.

Lorsque les élèves effectuent en classe de troisième leur première expérience dans les activités physiques de combat, l'accent doit être mis sur :

- l’acceptation de la confrontation et l’absence de risques dans le sens défini précédemment, c’est-à-dire combattre sans se faire mal et sans faire mal.

- l'acquisition de connaissances techniques par le développement des compétences spécifiques telles qu'elles ont été définies dans les programmes de 6ème, 5ème et 4ème. Celles-ci doivent permettre à l'élève de développer, dans un premier temps en situation d'opposition modérée et dans des situations plus intenses au fur et à mesure des progrès accomplis, les éléments d'une conduite offensive construite et réfléchie. L’élève s’initie progressivement aux aspects tactiques qui font la richesse des activités de combat en développant sa connaissance des attaques directes et des actions combinées.

En raison de leur évolution psychologique et des transformations morphologiques qu’ils subissent, les élèves de troisième débutant ce type d’activités peuvent manifester des comportements de nature à freiner leurs apprentissages (réticence accrue aux contacts physiques, peur de tomber accentuée…). L’enseignant veillera donc à utiliser les procédés pédagogiques les mieux adaptés pour pallier les problèmes affectifs et moteurs, en particulier les activités comme la canne, l’escrime... dans lesquelles l’affrontement se fait par l'intermédiaire d’un engin.

REMARQUE

S’exprimer dans un « combat sans risque » appelle un commentaire. La notion de combat est centrale et définit la logique de ce groupement d’activités physiques. Cependant, pour éviter à la fois que l’élève ne se fasse mal ou fasse mal en combattant, il est indispensable que les modalités et l’intensité des situations d’affrontement qui lui sont proposées soient déterminées en fonction de ses connaissances techniques et de sa capacité à maîtriser ses réactions émotionnelles. L’éventail des formes d’apprentissage que peut utiliser l’enseignant, allant de la situation d’opposition simple et formelle à l’affrontement libre, permet, quelle que soit la spécialité étudiée, une gradation dans l’engagement physique et, par conséquent, une adaptation au niveau des pratiquants. L’acquisition des compétences visées s’effectue dans le double respect de la sécurité des élèves et de la nature spécifique de ce groupement d’activités.

Activités d’opposition duelle : sports de raquette retour

Dans les sports de raquette, à l’issue de la classe de troisième, les élèves savent s’investir dans un ou plusieurs matchs contre des adversaires d’un niveau de jeu identique ou proche.

Dans ce contexte on veillera à ce que l’élève

- construise tactiquement en réalisant des frappes intentionnelles, destinées à déstabiliser et battre son adversaire,

- prenne en compte l’évolution du rapport de force et ses modifications pour gérer le match.

L’activité programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au collège au moins égale à 20 heures effectives

L’accent est mis sur la perception et l’utilisation d’indices élémentaires mais significatifs de l’état du rapport de force :

- dans le match, l’évolution du score.

- sur plusieurs échanges, les actions efficaces en fonction de l’adversaire.

- dans l’échange, rupture ou continuité en fonction des trajectoires faciles ou difficiles.

La prise en compte de ces éléments conduit vers un niveau de jeu dans lequel, régulièrement, les trajectoires sortent de l’axe central du terrain et les trajectoires émises diffèrent des trajectoires reçues en profondeur, en direction ou en vitesse (badminton, tennis de table et tennis).

Le développement de coordinations spécifiques (équilibre, relâchement et vitesse) permet la production de trajectoires variées en direction, en longueur ou en vitesse. Dans ce cadre, ce qui est attendu reste compatible avec un deuxième niveau de pratique, par exemple au badminton : l’élève varie ses trajectoires dans les deux tiers avant ou arrière du terrain adverse.

L’activité programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.

L’accent est mis sur l’acquisition stable d’une "mise à distance" et de niveaux de frappes différenciées (main haute, main basse et latérale), caractérisés par un placement régulier du corps par rapport à la balle ou au volant qui optimise la frappe.

Cette zone dans laquelle se situent les points d’impact de la raquette dans la balle ou le volant, permet à l’élève de produire de véritables actions de frappe. Les poussées de balle dans l’axe du corps et les poussées de volant en alignement avec le tamis et l’œil disparaissent. Dans un premier temps, le badminton est préconisé, les trajectoires freinées du volant et l’absence de rebond facilitant cette adaptation.

Cette construction est évidemment couplée à celle d’une prise de raquette adaptée à la situation.

Lorsqu’il n’est pas dominé dans l’échange (temps suffisant pour s’organiser et/ou déplacement limité), et pour jouer dans un espace libre ou libéré, l’élève recherche des trajectoires variées en vitesse ou en profondeur qui assurent la continuité puis la rupture de l’échange.

Activités de coopération et d’opposition : sports collectifs retour

L’activité programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au collège au moins égale à 20 heures effectives.

L'accent sera mis sur:

- l'optimisation des compétences attendues au niveau de la 4ème. On recherchera essentiellement à ce stade l'intensité et le dynamisme des actions.

Cette consolidation doit permettre à l'élève de stabiliser et d'automatiser un certain nombre de compétences spécifiques à l'activité pratiquée, en vue d'une plus grande efficacité au service d'un projet d'action collectif.

- en situation, une plus grande compréhension des modifications des rapports de force et de leurs implications sur les choix offensifs ou défensifs, une meilleure maîtrise de l’alternative entre un jeu personnel et un jeu collectif.

- un retour réflexif individuel et collectif sur les pratiques pour mieux ajuster les actions ou les stratégies au regard des effets produits.

Dans ce contexte, les compétences acquises en fin de collège s'exprimeront comme pour les niveaux précédents dans une situation de jeu réelle mais adaptée. Elles devront permettre à l'élève :

- de s'inscrire en attaque, dans une organisation collective axée sur l'action de marque en condition favorable, autour de la gestion de l'alternative :

&127; jeu rapide ou de contre-attaque lors d'un rapport de force favorable,

&127; jeu plus stabilisé proche de la cible (ou attaque différée), face à une défense qui s'organise.

- de s'inscrire en défense, dans une organisation collective adaptée aux caractéristiques de d'attaque développée :

&127; reconquête de la balle,

&127; protection de la cible.

L’activité programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.

L’accent est mis sur :

- le réinvestissement des compétences acquises antérieurement et leur exploitation dans la nouvelle activité, eu égard aux objectifs de la 5ème et 4ème. Exemples : la perception des espaces libres, la notion de couloir de jeu direct, la progression assurée du ballon vers l’espace de marque ("gagne terrain")…, - le développement des techniques nécessaires au niveau de jeu attendu en 5ème et 4ème.

Dans ce contexte, les compétences acquises en fin de collège doivent permettre à l'élève, dans une situation de jeu réelle mais adaptée de :

- développer en attaque les conduites utiles à la gestion collective de l'alternative, faire progresser la balle rapidement vers la cible ou de façon plus assurée ("jeu rapide" ou "gagne terrain");

- s’inscrire en défense dans un jeu de reconquête de balle.

Dans tous les cas, les acquisitions des élèves sont à renforcer tout au long du cursus, par la mise en évidence de liens pouvant exister entre les différents sports collectifs abordés.

Ces corrélations pourront faciliter des réinvestissements plus rapides d'une activité à l'autre et aider la consolidation d'acquis antérieurs.

Elles peuvent se retrouver entre autres dans :

- l'appropriation et le réinvestissement de la logique de coopération sous-tendue par la pratique des sports collectifs (l'action individuelle mise au service du groupe) ;

- l'identification et la remise en contexte de similitudes, de proximités entre des situations de jeu vécues dans des sports collectifs différents ;

- la structuration de moyens de communication entre partenaires à partir de mises en relation d'événements communément partagés en jeu ;

- la tenue de différents rôles sociaux afférents à la pratique des sports collectifs :

&127; liés à la connaissance et au respect des règles permettant le bon déroulement de l'activité au niveau concerné (joueurs, arbitres),

&127; liés à la compréhension et la reproduction de procédures d'échauffement.

Activités physiques de pleine natureretour

À la fin de la scolarité au collège, les compétences acquises dans une activité physique de pleine nature (APPN) doivent permettre à l'élève de se déplacer en relative autonomie dans un milieu de pleine nature, plus ou moins contraignant mais toujours complexe. Par son engagement et ses relations avec le milieu naturel, il apprend à respecter, et il comprend les règles de sécurité individuelles et collectives.

Son déplacement dans un milieu à préserver facilite l’adoption d’attitudes orientées vers l’écologie et la citoyenneté. Ces acquisitions lui facilitent une pratique ultérieure évitant les dangers objectifs et le responsabilisent vis à vis des autres.

L’activité programmée en troisième a déjà fait l’objet d’une durée de pratique au collège au moins égale à 20 heures effectives.

On attend l’acquisition de compétences spécifiques permettant un déplacement plus enchaîné grâce à l’identification a priori de l'itinéraire ou du parcours et la capacité à réagir ou décider plus rapidement face à des imprévus. L’accent est mis sur :

- l’utilisation optimale et cohérente des forces et contraintes du milieu pour être efficace dans le déplacement,

- l’engagement sur l’itinéraire le plus adapté à ses ressources et celles de ses éventuels équipiers,

- la possibilité d’assurer sa propre sécurité, mais aussi celle des autres,

- la connaissance et la compréhension des caractéristiques du milieu naturel pour en percevoir les incidences sur sa pratique.

La dimension d’activité de pleine nature est affirmée par le choix de sites, si possible en milieu naturel, partiellement connus ou inconnus des élèves.

L’activité programmée en troisième est nouvelle ou a fait l’objet d’un temps de pratique réduit inférieur à 20 heures effectives.

On attend l’acquisition de compétences spécifiques permettant un déplacement construit par étapes successives en fonction des informations prises sur le milieu et en fonction des actions que l’on se sait capable de réaliser.

L’accent est mis sur :

- les méthodes d’investigation et les stratégies de déplacement dans le milieu naturel : identifier les indices pertinents du milieu, analyser les contraintes voire les risques des tâches, progresser en utilisant les forces et caractéristiques du milieu …

- les attitudes conciliant à la fois la prudence et le plaisir d’évoluer sur un parcours inconnu : maîtriser ses réactions émotionnelles, assurer sa sécurité en respectant les consignes et les techniques de sécurité….

Ces méthodes et attitudes sont facilitées par les acquis du premier cycle d’apprentissage ou par les apports construits dans une autre activité de pleine nature : attention portée à la lecture du milieu, état de vigilance avant l’action et dans l’action, engagement selon son propre rapport compétence/risque.

REMARQUES

- Dans les activités de pleine nature, la difficulté du milieu proposé aux élèves doit correspondre à leurs possibilités. La connaissance préalable des règles de sécurité est la condition indispensable permettant la mise en place d’une organisation pédagogique évitant les zones et les situations porteuses de risques objectifs.

- La pratique lors d’horaires regroupés ou de stage auxquels tous les élèves de la classe participent peut permettre de mettre en œuvre cette approche qui donne du sens à l’activité des élèves et de les confronter aux grands espaces naturels. retour

(Sommaire général)